Formation

Cameroun : formation des petits exploitants agricoles de l'ouest à la culture du bambou de chine

 Posté le 08/06/21 à 16:13  -  

Un groupe de petits exploitants agricoles(Babajou, Ouest Cameroun) en phase d'apprentissage théorique de la culture du bambou et de sa multiplication. (C) photo : DR.
Un groupe de petits exploitants agricoles(Babajou, Ouest Cameroun) en phase d'apprentissage théorique de la culture du bambou et de sa multiplication. (C) photo : DR.

Dans le cadre du programme interafricain de développement des moyens de subsistance des petits exploitants agricoles, Soixante cinq (65) agriculteurs de la région de l'Ouest Cameroun ont fait l'objet d'un renforcement de capacités dans  la culture, la multiplication du bambou et la gestion des écosystèmes forestiers à base de bambou chine.

Initiée par l'organisation internationale pour le bambou et le rotin (INBAR) et mis en œuvre par l'université de Dschang (Département de foresterie, Cameroun), cette formation à destination des jeunes et des femmes en particlier, vise à terme, sur le plan environnemental et social, la fourniture des services écosystémiques. Rappelons aussi que les systèmes agroforestiers à base de bambou de chine sont un moyen pour l'adaptation et la résilience des petits exploitants agricoles qui sont les vulnérables face aux effets de la dégradation de l'environnement et de surchauffe de la planète.

« Le bambou de chine offre d'énormes opportunités par rapport aux enjeux majeurs de la protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique et de conservation de la biodiversité », souligne Giles ANANFACK, conducteur de ladite formation. Un autre aspect important pour la région de Mbouda est la réintégration progressive du bambou dans le paysage des  monts bamboutos, qui était autrefois entièrement recouvert de différentes espèces de bambous. Notons d'ailleurs au passage que le nom "monts bamboutos" tire son origine de cette ressource.

L'une des attentes des initiateurs de la formation est de voir sur le court terme,  un grand nombre de jeunes qui s'intersse à la culutre du bambou car comme le déclare Gilles ANANFACK, « le bambou de chine est la ressource de l'avenir; son usage intervient dans presque tous les secteurs d'activités, que ce soit au niveau industriel où même dans le cadre domestique, ou encore dans la restauration des sols ».

Cette campagne de sensibilisation et de formation  des petits exploitants agricoles dans la culture du bambou et la gestion des écosystèmes agroforestiers à base de bambou va se poursuivre sur l'ensemble du territoire camerounais et contribuer, on l'espère, à la restauration des zones humides de ces paysages. La ressource en bambou pourrait aussi être utilisée comme une alternative au bois de chauffage avec comme impact, un relâchement de la pression exercée par les populations sur les forêts.

 

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